Mes lectures #10

MEs dernières lectures #10 : Ellana, l'envol - Mange Prie Aime - Mort d'une heroine rouge - Antispéciste, Aymeric Caron

Deuxième partie de mes lectures estivales, je vais vous présenter aujourd’hui mes 4 derniers livres lus pendant mes vacances en Indonésie. Notez que l’un n’est pas en photo puisque c’est mon copain qui le lit et qu’on habite désormais chacun à un bout de la France…

Je dois également vous avouer que je n’ai pas tout à fait terminé ma Pile à Lire de l’été puisque je n’ai lu que 3 livres sur 5. Il me manque encore le roman fantasy La Guerre de la Faille que j’avais au dernier moment remplacé dans mes bagages par le tome 2 d’Ellana dont je vous parle ci-dessous. Je n’avais pas non plus emporté l’énorme pavé qu’est le tome 6 d’Outlander, mais ce sera une super lecture pour les longues soirées d’hiver !

Aujourd’hui je vais donc vous présenter 4 livres, 3 romans et un essai : Mort d’une héroïne rouge – un polar chinois, Mange Prie Aime – un livre feel good qui fait réfléchir, le tome 2 d’Ellana – une trilogie fantasy YA et enfin Antispéciste d’Aymeric Caron – un plaidoyer pour réconcilier les animaux, les humains et la nature.

Mort d’une héroïne rouge – Qiu Xialong

Shanghai 1990. Le cadavre d’une jeune femme est retrouvé dans un canal par deux jeunes pêcheurs. Pour l’ambitieux camarade inspecteur principal Chen et son adjoint l’inspecteur Yu, l’enquête va rapidement se compliquer lorsqu’ils découvrent l’identité de la morte. Il s’agit de Hongying, Travailleuse Modèle de la Nation. Une fille apparemment parfaite et solitaire qui a pourtant été violée et étranglée. Qui se cache derrière ce masque de perfection et pourquoi a-t-on assassiné la jeune communiste exemplaire? Chen et Yu vont l’apprendre à leurs dépens, car à Shanghai, on peut être un camarade respecté tout en dissimulant des moeurs… déroutantes

J’avais sélectionné ce livre dans ma PAL pour la catégorie « De bon souvenirs : un livre d’une ancienne sélection du #ClublectureMS » à l’occasion du Summer Challenge du Club de lecture Mango & Salt. Il était en effet en compétition dans la catégorie « Polars asiatiques » du mois de mars et s’il n’avait pas été choisi, son résumé m’avait intriguée et je l’avais acheté. Cette catégorie tombait donc pile poil pour que je le lise enfin !

J’avais un peu peur de me tromper sans cesse dans le nom des personnages de ce roman, mais finalement il n’en fût rien. L’histoire débute très vite, le personnage principal est très attachant et les personnages secondaires apportent beaucoup à l’histoire.
Si l’enquête m’a beaucoup intéressée et m’a tenue en haleine jusqu’au bout, j’ai aussi été très intéressée par le contexte de ce livre : Shanghai dans les années 1990. N’ayant que des connaissances très limitées de l’Histoire de la Chine, je n’avais aucune idée des déportations des intellectuels et des conditions de vie déplorables à cette époque là. On apprend ainsi qu’il était très rare à Shanghai d’avoir son propre appartement, qu’il était courant de loger dans des dortoirs communs. De plus, les rares privilégiés à avoir un appartement n’avaient qu’un studio qu’ils partagaient avec toute leur famille.
L’auteur parle également de la pollution des usines déjà très présentes à l’époque. Le tableau dépeint est vraiment très instructif et passionnant, ce qui ajoute un à-côté non négligeable à une enquête policière également très riche !

Il existe apparemment d’autres enquêtes avec l’inspecteur Chen et il est fort probable que je m’y plonge à l’avenir.

Ma note : 4/5

Mange Prie Aime – Elizabeth Gilbert

A trente et un ans, Elizabeth Gilbert possède tout ce dont une Américaine ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par l’angoisse, le doute, l’insatisfaction… S’ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde. À elle de se construire la vie qu’elle s’est choisie ! En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les « douze kilos les plus heureux de sa vie », en Inde, ashram et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit (lever à 4 heures du matin, méditation et nettoyage des sols !) et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l’équilibre qu’on appelle le bonheur…

Ce livre est un succès mondial, et pourtant je n’avais jamais eu envie de le lire à cause des très mauvaises critiques que j’avais lues sur son adaptation cinématographique. J’imaginais ce livre très niais et mal écrit. Et puis au détour d’une librairie anglaise en Indonésie je suis tombée dessus. Je savais qu’une partie de ce roman se passait à Bali et il m’a semblé amusant de le lire pendant que moi aussi j’étais à Bali !

Très vite  il m’est apparu que je m’étais totalement trompée au sujet de ce livre. C’est une très belle histoire, absolument pas niaise ni centrée sur une femme qui cherche à tout prix à retrouver l’amour. C’est au contraire un livre très féministe qui pousse à l’introspection et au voyage. Comment mener une vie qui nous plaît à  100% sans se conformer aux diktats de la société ? Comment réussir à se connaître vraiment ? Ce sont les sujets abordés par ce livre autobiographique.

En le lisant, j’ai eu envie de m’envoler pour Rome me goinfrer de penne et de pizzas, d’aller méditer en Inde… pour Ubud à Bali je l’ai fait ce qui était très très chouette 🙂 J’ai adoré le style de l’auteur, à la fois proche grâce à la première personne du singulier, on s’identifie vraiment à elle. L’histoire est à la fois très émouvante (Tutsi sur son carreau de ciment !) et très drôle, tout en restant toujours très authentique.

Bref, oubliez le film que j’ai fini par regarder il y a quelques semaine et qui est un navet pas du tout fidèle. Il se concentre sur la relation d’amour uniquement et fait l’impasse sur plein d’autres choses beaucoup plus importantes dans le livre. Mais lisez Mange Prie Aime !

Ma note : 5/5

Ellana, l’envol (Le Pacte des Marchombres #2) – Pierre Bottero

Encore apprentie marchombre, Ellana est chargée parJilano, son maître, d’une mission à haut risque : escorter une caravane au chargement précieux et mystérieux. Mais au fil de ses rencontres, Ellana peine à identifier ses véritables ennemis, la voie tend à se dérober devant elle et les choix qui engagent sa loyauté et ses sentiments se révèlent périlleux.

Je vous avais donné mon avis sur le premier tome dans cet article. Si j’ai apprécié la lecture de ce second tome, je trouve n »anmoins qu’il est un cran en dessous du premier. Sûrement parce que si le premier tome était rempli d’espoir et de possibilités, cette suite est beaucoup plus sombre.

Cependant, j’aime toujours autant le personnage d’Ellana qui est restée résolument féministe, devenant toujours plus forte, intelligente et indépendante. L’univers fantastique créé par l’auteur se dévoile peu à peu, on en apprend plus sur les créatures étranges qui la peuplent. Pour une fois celles-ci ne sont pas des nains ni des elfes mais de Raï et de guildes ayant chacunes des pouvoirs uniques et propres à cet univers.

Pour info, Le Pacte des Marchombres est la 3e trilogie de Pierre Bottero à se passer dans le monde de Gwendalavir qu’il a créé. Si vous avez envie de suivre l’ordre chronologique commencez par La Quête d’Ewilan, puis Les Mondes d’Ewilan avant d’entamer avec Le Pacte des Marchombres.

Ma note : 3,5/5

Antispéciste – Aymeric Caron

« L’antispécisme milite pour l’intégration de tous les êtres vivants sensibles dans une même famille de considération morale. Vu sous un autre angle, cela signifie que l’antispécisme revendique l’appartenance de l’espèce humaine à une communauté beaucoup plus large qu’elle-même, celle des animaux. Il s’agit de notre communauté d’origine, dont nous ne sommes jamais sortis, malgré nos tentatives désespérées pour le faire croire et l’obstination à renier nos origines. Nous ne sommes que les jeunes visiteurs d’un zoo égaré au milieu de nulle part. » Antispéciste explore la génétique, la cosmologie, l’éthologie, le droit et la philosophie pour expliquer pourquoi nous sommes tenus aujourd’hui d’accorder certains droits élémentaires aux animaux non humains sensibles. Mais cette extension de notre sphère de considération morale s’inscrit dans une réflexion beaucoup plus large. En invitant à repenser le vivant et la place de l’homme dans l’univers, Antispéciste décrypte les raisons de l’échec de l’écologie politique traditionnelle et propose un nouveau projet nommé l’écologie essentielle, qui doit aboutir à une réforme constitutionnelle pour prendre en compte la valeur intrinsèque de tous les êtres vivants. Antispéciste pose également des questions inédites : qui sont les animalosceptiques ? Pourquoi l’antispécisme est-il un combat social ? Pourquoi Superman est-il un superhéros antispéciste ? Pourquoi le vrai but de l’écologie est-il en réalité de faire sortir l’homme de la nature ? Qu’est-ce que la réduction de l’empreinte négative ? Pourquoi les éleveurs ont-ils intérêt à rejoindre les antispécistes ? Antispéciste est un appel au soulèvement des consciences. Un appel à la révolte individuelle. Un appel à un nouvel humanisme.

Depuis que je penche vers le veganisme, je m’interroge sur notre place en tant qu’être humain sur cette terre. Pourquoi l’Homme ne peut-il pas vivre en harmonie avec le reste de la nature et se sent-il toujours de la dominer ? Ne peut-on pas tous vivre en harmonie pour créer une planète à nouveau habitable durablement ? Cela sonnera sûrement un peu trop Bisounours à nombre de personnes, mais personnellement c’est un idéal que je pense nécessaire à la survie de notre planète et à notre survie en tant qu’espèce.

J’aime beaucoup Aymeric Caron que j’entends souvent comme invités dans différentes émissions, je le trouve percutant, il défend bien ses valeurs et une éthique que je partage. Si je n’ai pas lu son précédent livre No Steak puisque je ne m’intéressais pas à cette cause à l’époque, j’avais très envie de me lancer sur ce coup-là. D’autant plus que l’un des thèmes du Summer Challenge était « Oublier le quotidien : un livre qui change de vos habitudes », or je ne lis que des romans. C’était donc l’occasion de me pencher sur un autre type de littérature !

J’ai trouvé le début du livre un peu long, Aymeric Caron traite de sujets très globaux comme la création de l’univers alors que j’avais envie de rentrer de suite dans le vif du sujet. C’était certes très intéressant mais pas forcément ce à quoi je m’attendais. Quand les chapitres traitant spécifiquement du veganisme et de la condition animale j’étais ravie en revanche, j’ai trouvé des réponses à de nombreuses interrogations, je m’en suis posé d’autres. Bref, ce livre m’a fait beaucoup réfléchir. Certes, il est facile pour moi de lire ce livre très engagé dans la mesure où je partage toutes les idées d’Aymeric Caron, d’aucuns se sentiront peut-être agressés, ou jugé… cependant je vous invite à lire ce livre que vous soyez végéta*ien ou non, il est toujours intéressant d’être confronté à des idées novatrices !

Comme Aymeric Acron, je suis en effet persuadée que l’antispécisme est une révolution , et que le spécisme est une inégalité que l’on va parvenir à abolir, au même titre que le racisme, l’esclavagisme ou le sexisme.

D’ailleurs c’est assez drôle mais il y dans l’ouvrage des documents datant de l’époque de l’esclavagisme où des pro-esclavagistes exposent leurs raisons de continuer l’esclavagisme. Et on peut copier-coller ce texte pour ceux qui justifient leur consommation de viande, quasiment mot pour mot.

Ce livre pour moi, c’est un avenir meilleur auquel je crois. Je doute réussir à voir l’antispécisme devenir la norme de mon vivant mais j’espère voir de beaux progrès quand même !

Ma note : 4,5/5

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3 commentaires

  1. Enormes coups de coeur pour Mange; Prie, Aime que j’ai lu au mois d’août et Antispéciste que j’ai lu à sa sortie au printemps. Deux livres qui m’ont transcendée pendant que je les lisais et qui laissent leur marque une fois qu’on les a refermés…

    1. Je suis bien d’accord avec toi ! Ce sont des livres qu’on garde avec nous longtemps après les avoir refermés.

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