Mes lectures #8

 

Mes lectures 8 - Les derniers jours de nos pères (Joel Dicker), Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (Harper Lee), Ellana, le pacte des marchombres (Pierre Bottero)

Un mois est passé depuis  ma dernière édition, je pensais d’ailleurs mettre davantage de temps avant de pouvoir vous présenter une nouvelle revue lecture puisque j’ai mis plus de temps que prévu à lire le premier livre que je vais vous présenter aujourd’hui. J’ai cependant très vite enchaîné les deux suivants ce qui rattrape ce retard  !

A l’heure où je vous écris, nous sommes les 1er juillet et j’ai lu 16 livres depuis le début de l’année, ce qui me donne une moyenne de 2,7 livres par mois ce dont je suis assez contente, étant donné certains pavés que j’ai lus.

Aujourd’hui je vous présente donc comme d’habitude mes 3 dernières lectures : Les dernier jours de nos pères de Joël Dicker, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee ainsi que le premier tome d’Ellana – Le pacte des Marchombres de Pierre Bottero.

Les derniers jours de nos pères – Joël Dicker

Londres, 1940
Soucieux de pallier l’anéantissement de l’armée britannique à Dunkerque, Winston Churchill a une idée qui va changer le cours de la guerre : créer une branche noire des services secrets, le Special Operation Executive, (SOE) chargée de mener des actions de sabotage et de renseignement à l’intérieur des lignes ennemies et dont les membres seraient issus des populations locales pour être insoupçonnables. Du jamais vu jusqu’alors. .

Vous le savez si vous me lisez, je fais partie de l’écrasante majorité à avoir adoré La Vérité sur l’Affaire Harry Québert, je vous criais tout mon amour pour ce livre juste ici.  Touchée par le côté autobiographique de cet ouvrage, j’avais hâte de découvrir le premier roman de ce jeune auteur à succès. J’en attendais beaucoup aussi il est vrai.

Le résultat n’a malheureusement pas été à la hauteur de mes attentes, quand j’avais mis moins d’une semaine à lire les 700 pages de La Vérité sur l’Affaire Harry Québert, j’ai mis plus d’un mois à lire les 400 pages des Derniers jours de nos pères. J’étais perdue dans la masse des personnages secondaires et il m’arrivait encore d’en confondre certains à la moitié du livre. Le roman est divisé en 2 parties, la préparation à la guerre puis le déploiement sur le terrain et j’ai trouvé la première partie un peu trop lente, trop longue…

De manière plus globale, j’ai été dérangée par le ton extrêmement sentimentaliste de ce roman, limite dégoulinant par moment, et l’écriture manquant parfois de réalisme et de fluidité. Comme si l’auteur cherchait à nous faire pleurer à tout prix, on se serait cru dans ce que j’appelle « le quart d’heure américain » de tous les films américains, celui où on pleure… mais mal dosé et pendant tout le livre.

J’ai néanmoins réussi à apprécier ma lecture, notamment parce que le thème abordé, celui de la coopération entre la Résistance Française et l’Armée Anglaise, est très intéressant. C’est d’ailleurs l’un des premiers romans à aborder ce sujet.  J’ai également hâte de découvrir le troisième roman de Joël Dicker !

Ma note : 2,5/5

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Harper Lee

Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort.

Publié en 1960 et grand classique aux Etats-Unis enseigné dans tous les lycées, j’ai choisi de lire le fameux Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur en début d’année, à la mort de son auteure. Qu’on se le dise, je comprends pourquoi c’est un classique aux Etats-Unis, puisque l’ouvrage traite de la ségrégation raciale dans l’Amérique sudiste des années 1930. C’est un sujet qui m’intéresse énormément et qui me touche par sa relative proximité temporelle. D’ailleurs sur le même thème je vous conseille vivement La Couleur des Sentiments, je vous en parle par ici.

J’aime beaucoup la manière dont l’histoire est racontée, du point de vue de Scout, la fille d’Atticus seulement âgée de 8/9 ans. On découvre ainsi en première partie du livre sa relation avec son frère, son père qu’elle appelle par son prénom, leur bonne de couleur ou encore son copain Dill qui les rejoint tous les été, avant d’aborder le thème principal, le procès d’un noir accusé d’avoir violé une blanche. Le fait que ce soit Scout qui raconte donne à l’ensemble une naïveté très touchante, qu’on pouvait aussi retrouver dans le livre/film Room.
C’est un très beau livre qui parle d’un sujet essentiel, en bref, à lire de toute urgence.

Ma note : 5/5

Ellana – Le Pacte des Marchombres #1 – Pierre Bottero

Seule survivante d’un groupe de pionniers après l’attaque de leur caravane par des Raïs, au nord de l’Empire, une fillette est recueillie par le peuple des Petits. Elle grandit dans la Forêt Maison à l’écart des hommes et décide, à l’adolescence, de partir en quête de ses origines. En chemin, sous le nom d’Ellana, elle croise le plus grand des marchombres, le maître Jilano Alhuïn, qui la prend pour élève et l’initie aux secrets de sa guilde. Un apprentissage semé d’embûches, de rencontres et d’inimitiés…

J’avais déjà lu ce livre et les deux qui suivent en 2010, j’avais alors 20 ans.  A 26 ans, j’apprécie toujours autant ma lecture, même si désormais je me rends compte que c’est en effet assez axé pour les enfants/Young Adults. Surtout au début du livre, quand Ellana se trouve dans la forêt des Petits, mais heureusement elle n’y reste pas et le ton de l’ouvrage mûrit en même temps que son héroïne. Ce livre est incroyablement bien écrit et nous transporte dans son univers enchanté. Sûrement parce que son auteur, feu Pierre Bottero est français, pas de soucis de traduction donc, les mots nous sont rapportés tels qu’ils ont été pensés par cet auteur de génie.

Dans de nombreux romans de fantastique, j’ai beaucoup de mal avec l’héroïne (au choix : Divergente, Twilight ou Hunger Games) mais Ellana est une personnalité très forte et je ne peux que l’apprécier car elle reste fidèle à elle-même et à ses valeurs. C’est un livre très féministe, qui débute par la décision que ce n’est pas parce qu’elle est une petite fille qu’elle doit dépendre de quelqu’un, elle souhaite au contraire être une femme forte et indépendante.

Le monde décrit par Pierre Bottero est très beau, très original, bien qu’il soit fan du Seigneur des Anneaux, ici on ne retrouvera ni elfes ni nains, mais d’autres créatures enchanteresques qui nous font voyager dans une autre dimension, celle de Gwendalavir.

Ma note : 4/5

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2 commentaires

  1. Super, une revue lecture ! 🙂
    Je ne savais pas du tout que Joël Dicker avait écrit ce livre. Comme toi, j’ai été happée par La Vérité sur l’affaire Harry Québert et d’ailleurs j’aivu que l’auteur avait sorti récemment un autre roman (Le livre des Baltimore) avec le même personnage, et ça m’avait bien tenté, je le lirai surement avant Les derniers jours de nos pères, qui m’emballe moins.
    Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est un petit bijou de la littérature… Je l’ai lu il y a longtemps maintenant mais j’en garde un très bon souvenir. Et j’ai très envie de lire sa suite, parue en 2015, cinquante ans après, Va et poste une sentinelle, je ne sais pas si tu en as entendu parler ?
    Enfin, Ellana, je ne connais pas mais on me l’a déjà conseillé, et ce que tu dis sur l’héroïne féministe me rassure, car j’ai aussi beaucoup de mal avec les sagas du genre Divergente et compagnie^^
    Bonne soirée, et merci beaucoup pour ces critiques diversifiées 😉

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