[Ciné] The Danish Girl + Spotlight

Chronique Cinéma - The Danish Girl et Spotlight

Chose promise chose dûe, c’est parti pour une nouvelle fournée des chroniques ciné !  Et ce n’est pas fini puisqu’à l’heure où vous lirez cet article j’aurai déjà vu deux films supplémentaires…
Cette semaine j’ai enfin vu The Danish Girl, dernière séance avant l’arrêt de la projection puisqu’il est sorti il y a déjà 1 mois. J’ai aussi vu Spotlight avant qu’il arrête de passer en salles. Deux films basés sur une histoire vraie ! 

The Danish Girl

 The Danish Girl retrace la remarquable histoire d’amour de Gerda Wegener et Lili Elbe, née Einar Wegener, l’artiste danoise connue comme la première personne à avoir subi une chirurgie de réattribution sexuelle en 1930. Le mariage et le travail de Lili et Gerda évoluent alors qu’ils s’embarquent sur les territoires encore inconnus du transgenre.

Cela fait un mois que j’entends de très bons avis sur ce film. J’avais très envie d’aller le voir puis les semaines passant, de nouveaux films sortant j’avais presque perdu cette envie. Au fond de moi j’avais peur d’être déçue aussi je pense, de m’être fait une trop haute opinion du film. Je me suis cependant rendue à la toute dernière séance, et qui dit dernière séance dit toute toute toute petite salle, nous étions au premier rang, je voyais même la trame de l’écran. Je crois que je m’attendais à un film du style de Carol (mon avis ici), à savoir un film très lent, surtout visuel, ou pas grand chose ne se passe.

Autant vous dire que je me suis pris une claque. Ce film est contre toute attente très dynamique et réellement magnifique ! Les critiques ne mentaient donc pas. J’ai été tout d’abord surprise par le ton plein d’humour et de gaieté de la première partie du film, quand Einar est encore lui-même, un homme. La complicité du coup est touchante, leur amour si intense qu’il en est presque palpable. Et puis les changements commencent… mais l’amour reste. Cette relation m’a beaucoup rappelée celle que l’acteur entretient avec sa compagne dans le film Une merveille histoire du temps que j’avais adoré aussi : dans les deux cas un homme malade, un peu égoïste et entouré d’une femme aimante qui le soutient quoi qu’il arrive.

Comme dans Une merveille histoire du temps d’ailleurs, si j’ai été bluffée par la performance d’Eddie Redmayne qui incarne ce rôle à la perfection (je ne vois pas qui d’autre aurait pu camper ce personnage tant il paraît être né pour le jouer), c’est finalement l’actrice qui m’a le plus émue. Je n’avais vu la très belle Alicia Vikander que dans le léger Code UNCLE, autant vous dire que j’avais du mal à l’imaginer autrement que dans le rôle d’une bimbo. Je n’en ai été que plus admirative. Elle joue très juste, dans l’émotion et m’a permis de plonger la tête la première dans cette histoire. Elle sussite chez moi une profonde admiration, je ne suis pas sûre que je serais aussi exemplaire dans son cas.

Le fait que ce soit une histoire vraie rend bien sûre les choses encore plus émouvantes. Quand on sait les difficultés qu’éprouvent encore de nos jours les personnes transgenres à se faire comprendre et respectées, à l’époque c’était juste impensable. Une hérésie, une maladie qu’il faut à tout prix soigner et cela le film le montre bien. Je ne connaissais pas la fin de l’histoire et je suis contente d’avoir su garder le mytère !

Je terminerai cette longue éloge sur la beauté des images et de la photographie. Les couleurs, le jeu de slumières rendant certaines parties de l’écran floues, les prises de vue à travers des vitres… on m’avait vanté les mérites de Carol en ce sens mais je trouve que The Danish Girl est un niveau bien au-dessus ! Ce film est sublime !

Vous l’aurez compris, je n’ai pas une seule réserve concernant The Danish Girl. J’ai été transportée du début à la fin aussi bien par l’histoire que par les images ou le jeu des acteurs. Une merveille à voir absolument !

Ma note : 5/5

Spotlight

Adapté de faits réels, Spotlight retrace la fascinante enquête du Boston Globe – couronnée par le prix Pulitzer – qui a mis à jour un scandale sans précédent au sein de l’Eglise Catholique. Une équipe de journalistes d’investigation, baptisée Spotlight, a enquêté pendant 12 mois sur des suspicions d’abus sexuels au sein d’une des institutions les plus anciennes et les plus respectées au monde. L’enquête révèlera que L’Eglise Catholique a protégé pendant des décennies les personnalités religieuses, juridiques et politiques les plus en vue de Boston, et déclenchera par la suite une vague de révélations dans le monde entier.

J’ai mis un peu de temps à entrer dans le film à cause de la mutitude de personnage que j’avais du mal à reconnaître et à identifier d’une scène à l’autre. Et puis  une fois l’enquête réllement lancée, les victimes qui commencent à être interrogées c’était parti, j’étais complètement dedans, immergée dans le Boston de 2002.

A l’époque de cette affaire sordide, j’étais en 5e et je n’avais donc pas du tout suivi cette affaire. J’avoue avoir été assez effrayée de la place que prend la religion aux Etats-Unis. Je sais bien qu’ils jurent sur la Bible mais la manière dont le film nous montre que l’Eglise est encore quasiment omnisciente et omnipotente à Boston, c’est assez inquiétant. Je me demande si une fois le scandale révélé les choses se sont vraiment améliorées depuis ou si le secret est tout simplement encore mieux gardé…

Les acteurs se sont beaucoup préparés pour jouer leurs rôles : Michael Keaton est allé vivre chez le journaliste qu’il incarne (Walter V. Robinson) pour imiter au mieux ses moindres gestes et intonations. Mark Ruffalo est allé jusqu’à fumer la même marque de cigarette que le vrai Michael Rezendes. Ils ont chacun pris les mimiques propres aux vrais journalistes et je trouve ça incroyable. Si on ajoute à ça le fait que le réalisateur Thomas McCarthy a réalisé jusqu’à 100 prises pour chaque scène, vous vous doutez bien que le jeu d’acteurs est dément dans Spotlight.

Pour conclure, je vous invite vivement à regarder ce film, à la fois pour vous informer de l’affaire et pour la performance des acteurs. J’aurais juste aimé avoir moins le sentiment d’être paumée entre les personnages à certains moments mais j’imagine qu’ils ont déjà pris des libertés pour simplifier l’histoire et que ce n’était pas possible autrement !

Ma note : 4/5

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