Mes 10 gestes écologiques au quotidien

Mes 10 gestes écologiques au quotidien

La COP21, ou Conférence Pour le Climat qui aura lieu à Paris à partir du 30 novembre approche à grands pas. C’est là que les dirigeants des plus grandes puissances mondiales vont se mettre d’accord sur les mesures à appliquer pour limiter le réchauffement climatique, un accord international qui serait applicable à tous les pays, pour en gros, sauver notre planète.

S’il est clair qu’un individu isolé ne peut pas changer le monde et enrayer le changement climatique, je suis une fervente partisante de l’adage « L’union fait la force ». Si on y met chacun du nôtre pour changer nos habitudes au quotidien, je suis persuadée que nous arriverons à changer quelques petites choses pour rendre notre monde meilleur, tout du moins d’un point de vue écologique. C’est un sujet qui me tient énormément à coeur, sûrement lequel pour j’agis le plus au quotidien… et qui m’attriste le plus aussi quand je vois ces ours polaires faméliques à la dérive sur un bout d’iceberg ou ces glaciers qui fondent plus vite que la lumière. Sujet pour lequel je m’énerve souvent aussi, quand je vois des gens qui jettent encore leurs papiers par terre par  exemple, ou qui laissent couler l’eau quand ils se lavent les dents/font la vaisselle… Tellement de gestes simples à réaliser et qui pourraient signifier énormément si on les appliquait tous ensemble !!!

J’avais donc envie de vous présenter les 10 gestes que j’adopte au quotidien pour réduire mon empreinte écologique. 10 gestes qui sont pour moi faciles à réaliser  et qui peuvent avoir un impact réel !

Petit disclaimer avant de se lancer dans le vif du sujet : Je suis loin d’avoir un comportement parfait et 100% écolo, je fais ce que je peux, en prenant mon temps pour changer mes habitudes sans me brusquer. Je me documente un maximum sur le sujet, puis ma conscience décide de certaines actions en fonction des informations que j’ai emmagasinées. Mais il me reste beaucoup à faire encore !

1. Je suis végétarienne

La consommation de viande, grande absente de la COP21. Et pourtant… Saviez-vous qu’un végétarien en 4×4 est « plus écolo » qu’un omnivore à vélo ? Ou qu’un seul steak équivaut en eau à 6 mois de douche ? En effet, il faut environ 15 500 L d’eau pour produire 1 kg de bœuf, 4 900 L pour 1 kg de porc et 4 000 L pour 1 kg de poulet).  Mais la consommation en eau n’est pas le seul problème de l’élevage (ce serait trop beau). En plus d’être très gourmand en eau, l’élevage requiert une énorme quantité de céréales pour nourrir les animaux : 13kg de céréales et 30kg de foin pour produire 1kg de viande de boeuf par exemple. En moyenne cela donne 10kg de protéines végétales utilisées pour produire 1kg de protéines animales.Ces 10 kg de protéines végétales pourraient nourrir beaucoup plus de monde qu’un seul kilo de boeuf !  Quand on lit que la terre ne pourra bientôt plus nourrir tout le monde, c’est faux. Si tout le monde était végétarien, ou tout du moins, si tout le monde réduisait sa consommation de viande, on peut penser que la Terre se porterait mieux, et ses habitants aussi. Le soja ou le maïs OGM que nous refusons dans nos assiettes va dans celles des animaux. Ce soja OGM qui détruit l’Amazonie et autres espaces jusqu’alors restés préservés.

Végétarisme environnement cop21

En 2015 c’est prouvé, le régime végétarien/végétalien, quand il est bien pratiqué, est non seulement sans dangers de carences, mais même meilleur pour la santé qu’un régime omnivore : moins de cancers, moins de cholestérol, moins de diabète…
De mon point de vue, être végétalien c’est donc vivre plus vieux tout en sauvant la planète et les animaux. Le top du top en somme.

2. J’achète bio autant que possible

Le bio, c’est non seulement bon pour la santé quand il s’agit de nourriture (moins de pesticides dans notre organisme donc moins de chances de développer un cancer ou je ne sais quelle maladie sympa), mais c’est aussi bon pour la planète. Moins de pesticides pour elle aussi !
Ca vaut donc pour l’alimentation mais aussi pour les produits ménagers. Je me dis qu’une lessive bio fera moins de dégâts une fois rejetée en mer, dans les fleuves ou je ne sais où, qu’une lessive bourrée de cochonneries. (Soit dit en passant, je viens de trouver une recette de lessive home made écologique et vegan que je compte bien tester !)

3. Je mange des fruits et légumes de saison cultivés en France

Pas de tomates en hiver donc, ni de courgettes, et encore moins de fraises. Les légumes de saison cultivés en France nécessitent moins d’énergie à être cultivés : à priori ils n’ont pas besoin de pousser sous serre donc pas besoin de fabriquer de la chaleur artificielle, et ils viennent de moins loin donc empreinte carbone du voyage réduite !

4. Je trie mes déchets

Et pourtant à Bordeaux c’est compliqué ! Pas de poubelle écolo en bas de l’immeuble, il faut aller dans des conteneurs placés à certains endroits de la ville pour pouvoir jeter nos déchets recyclables : carton, verre et alu. Le soucis étant que ces conteneurs sont pleins 98% du temps donc on se retrouve à stocker des montagnes de carton chez nous en attendant de pouvoir jeter, ou alors on doit traverser la moitié de la ville… BORDEAUX FAIS QUELQUE CHOSE  !!
Pourquoi trier ses déchets ? Pour créer de nouveaux objets à partir d’anciens et ainsi économiser les ressources naturelles de la planète ! On recycle. Le vintage, c’est à la mode 😉

5. je limite mes déchets et achète en vrac de plus en plus

En plus de les trier, j’essaye de créer le moins de déchets possible. Pour cela, j’achète quand je peux mes produits en vrac : fruits et légumes, mais aussi le riz, les légumineuses et oléagineux. Dans mon magasin bio ils mettent à disposition des sacs en papier recyclable pour cela. Je trouve qu’il existe de très nombreux avantages au vrac. Tout d’abord, le vrac c’est moins cher puisqu’on n’a pas eu besoin de payer l’équipe marketing derrière le packaging 😉 Ensuite, c’est hyper pratique à ranger. J’ai investi la modique somme de 2-3€ dans des gros bocaux en verre chez IKEA ou HEMA et j’y stocke mes pâtes, mon riz, ma farine et mes légumes secs. Ca fait un joli placard uniforme, bien rangé et à l’abri des insectes/rongeurs… Enfin, le vrac permet de prendre la quantité exacte de produit désiré et donc de limiter le gaspillage !

J’essaye également d’éviter donc tous les aliments qui sont conditionnés individuellement, comme les gâteaux secs au format à emporter. Je privilégie par exemple les gros bocaux de compote en verre à ceux individuels en plastique, d’autant plus que le verre se recycle mieux.
En ce moment mon éternelle question reste cependant : vaut-il mieux acheter un légume bio mais emballé sous vide (on en parle des aubergines ou courgettes bio emballées individuellement ? Ca me rend folle !) ou un légume non bio mais non emballé ? En général j’opte pour le non bio non emballé mais si vous avez la réponse à cette question je suis toute ouïe !

Dans la même veine, je ne bois JAMAIS d’eau en bouteille. Il est possible que dans certaines régions de France l’eau ne soit pas potable mais dans les grandes villes sérieusement je ne comprends pas que l’on puisse encore acheter de l’eau minérale. C’est cher, c’est lourd, et ça pollue. Pour les accros à l’eau gazeuse,  il existe des appareils pour gazéifier son eau soi-même. J’ai regardé, ça coûte 40€, c’est donc vite rentabilisé.

6. Je prends un cabas quand je vais faire les courses

Les sacs en plastique sont un fléau, on le sait tous. Les supermarchés les font désormais payer, mais à 4 centimes le sac, je ne suis pas certaine que ce soit vraiment dissuasif… De mon côté, j’ai investi dans des grands cabas en coton bio chez Carrefour, et à chaque fois que je vais faire les courses je les emporte avec moi. Dans la même veine, les petits sacs Monoprix sont tops et ne prennent pas de place.

7. Je fais attention à ma consommation d’eau

Des douches, pas de bain. En été quand je me lave les cheveux et le corps je coupe l’eau, en hiver je n’y arrive pas donc je réduis le débit au minimum de manière à avoir assez chaud sans trop consommer. Je coupe bien entendu l’eau quand je me lave les dents, les mains et quand je fais la vaisselle… Et si un jour j’ai un jardin, j’essaierai d’installer un dispositif pour récupérer l’eau de pluie qui servira à arroser mon jardin.

8. Je ne consomme pas d’huile de palme

Vous avez sûrement tous entendu parler des orangs-outans qui se meurent car la forêt de Bornéo réduit de jour en jour ? La faute à qui ? A l’huile de palme ! En Asie du sud-est, des forêts primaires sont réduites en cendres pour planter des palmiers à huile. Les animaux qui y habitent sont donc détruits en même temps que la forêt. C’est l’une des nombreuses catastrophes écologiques qui se déroule sous nos yeux et à laquelle on peut réagir car en tant que consommateur nous avons un énorme pouvoir : celui de dire non par nos actes d’achat. Sans compter que cette huile  est mauvaise pour la santé et favorise le cholestérol, car riche en graisses saturées (49,3g d’acides saturés pour 100g d’huile).

Quand on regarde la composition des aliments (NB : les aliments sont notés par ordre décroissant selon leur quantité dans l’aliment final aka les premiers ingrédients sont ceux qu’il y a le plus), très souvent vous y trouverez écrit huile de palme ou simplement huile végétale (qui si rien d’autre n’est indiqué comme huile de colza etc. signifie huile de palme).
Pourquoi l’huile de palme est-elle autant utilisée ? Parce que l’huile de palme une fois raffinée a un goût neutre, mais également un point de fusion situé entre 35° et 42°C. En dessous de cette température, elle reste solide ! C’est ce qui donne donc une texture épaisse au Nutella et autres préparations où elle entre en jeu ! (A noter que c’est sa richesse en acides gras saturés qui lui donne un point de fusion aussi élevé).

A noter qu’il existe désormais de l’huile de palme dite durable, venant de forêts éco-gérées. Mais à quel point cela est-il vrai ? Mystère ! Le mieux reste de s’abstenir d’en manger ! Et si comme moi vous êtes une addict du Nutella, goûtez les autres marques sans huile de palme vous verrez c’est délicieux et à force on se déshabitue du goût unique du Nutella pour apprécier encore plus les autres ! Ma préférée  La Nocciolata 🙂 L’huile de palme est également très présente dans les cosmétiques, il faut lire la liste des ingrédients (INCI) pour la dénicher. Heureusement, certaines marques décident maintenant de s’en passer.

9. Je n’utilise plus de coton dans ma salle de bain

Le coton, ou l’enfer écologique. Pour produire 1 kg de coton on a besoin de 5263 L d’eau, c’est donc la culture qui consomme le plus d’eau sur terre. Un enfer je vous dis.
Du coup, j’ai banni les cotons de ma salle de bain et je suis passée au démaquillage à l’huile végétale. Rien de plus simple : quelques gouttes d’huile au creux de mes mains puis j’utilise mes  mains en faisant des petits mouvements circulaires pour enlever toute trace de maquillage de mon visage. Puis de l’eau et une eau florale, si nécessaire je tapote avec une serviette propre et c’est tout. (J’ai encore du coton en réserve pour le désinfectant mais c’est tout).

L’avantage de cette méthode, c’est qu’elle est extrêmement douce pour la peau, plus aucun frottement ne viendra vous irriter. Extrêmement économique aussi car plus besoin d’acheter du coton, et beaucoup d’huiles végétales coûtent peu cher, sans compter qu’il en faut une très petite quantité pour se démaquiller.

10. J’ai rangé dans un placard ma machine Nespresso

Certes, le café est délicieux, mais non seulement ça coûte un bras, en plus les déchets !!! Chez mes parents on en a une et ça ne m’avait jamais frappée, mais en l’utilisant chez moi à Bordeaux tous les jours, deux fois par jour, je me suis rendue compte à quel point ça créait des déchets. Du coup, j’ai investi dans une vraie machine à espresso comme dans un café. Je peux donc acheter à nouveau du café moulu, ça  me coûte BEAUCOUP moins cher, ça créé beaucoup moins déchets et c’est tout aussi bon et presque aussi rapide à préparer !

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7 commentaires

  1. Oui, enfin, c’est pas parce qu’on produit majoritairement de l’électricité sans CO2 grâce au nucléaire qu’il faut la gaspiller à tout va 😉 je crois que les appareils en veille et chargeurs branchés à vide consomment l’équivalent d’une tranche de centrale nucléaire, si ce n’est plus! C’est quand même énorme!
    J’ai pas beaucoup de plantes (enfin pas encore ^^) mais quand je vaais les rempoter j’utiliserai mon compost, le problème c’est que je le produis beaucoup plus vite que je ne l’utilise…

    1. Je suis d’accord avec toi pour l’électricité !
      C’est vrai que le compost quand on mange beaucoup de fruits et légumes ça monte vite…

  2. Ah, le recyclage et les conteneurs à déchets à l’autre bout de la ville plein les 9/10e du temps, je connais aussi… Et pourtant ma ville est loin d’être aussi peuplée que Bordeaux! Quand je vois que mes parents habitent une petite ville du Béarn où TOUS les plastiques (oui oui, même les pots de yaourt, les barquettes en polystyrène, TOUT) sont ramassés par les services de recyclage (avec le verre, le carton et le métal bien sûr!), je me dis qu’il y a vraiment des villes qui ne font pas d’effort…

    J’ai exactement les mêmes gestes que toi, sauf pour la Nespresso parce que je n’en ai pas (j’aime pas le café 😉 ). J’essaie aussi de composter un max de déchets organiques (mais je sais pas quoi faire de mon compost…), de recycler tous mes restes (le gaspillage alimentaire est inexistant chez moi! Même le pain rassis finit en chapelure!), et quand j’ai froid chez moi, je mets une couche de plus au lieu d’augmenter le chauffage! Ah et j’essaie aussi de penser à couper ma box internet la nuit, et de débrancher tous mes chargeurs de portable/PC quand je ne les utilise pas (je ne sais plus quelle quantité d’énergie est perdue de cette façon là, mais c’est assez impressionnant!)

    1. Tu peux le dire, certaines villes ne font aucun effort !
      Mmh ton compost tu peux toujours t’en servir dans tes plantes non ? enfin si tu en as !
      Idem je me couvre beaucoup, nous n’avons d’ailleurs toujours pas allumé le chauffage, les grosses chaussettes en laine sont mes amies ! Galmour absolu 🙂
      Et j’ai oublié de l’écrire mais je débranche aussi tout ce que je peux quand j’y pense (mais mon copain passe son temps à me dire qu’en France l’électricité c’est peanuts niveau empreinte carbone vu qu’on est au nucléaire).

  3. Article très intéressant, merci !

    J’habite en Suisse donc la consommation d’eau en bouteille est vraiment pas une habitude ici.

    Sinon concernant la machine nespresso, Nestlé a un système de récupération des capsules et de recyclage, ça pourrait t’intéresser 😉

    1. Hello ! Merci pour ton commentaire 🙂
      Je suis au courant pour ce système de recyclage Nespresso, mais j’ai trouvé que c’était une option moyennement bonne dans la mesure où :
      1. Les boutiques Nespresso ne sont pas à tous les coins de rue et personnellement c’état trop me demander de parcourir la moitié de la ville juste pour leur rendre mes capsules
      2. A mon sens il vaut mieux pas de déchet du tout que des déchets recyclés… qui restent tout de même des déchets et nécessitent de l’énergie 😉

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