[Ciné] Good Luck Algeria + Desierto

Chronique Cinéma - Good Luck Algeria + Desierto

Je crois que j’aime bien cette programmation de l’article ciné le dimanche ! C’est journée films et cocooning.
Qu’en pensez-vous ?

Au programme cette semaine : Good Luck Algeria, l’histoire vraie d’un franco-algérien participant à l’épreuve de ski de fond JO sous les couleurs de l’Algérie, et Desierto de Jonas Cuaron (le fils d’Alfonso à l’origine de Gravity) .

Good Luck Algeria


Sam et Stéphane, deux amis d’enfance fabriquent avec succès des skis haut de gamme jusqu’au jour où leur entreprise est menacée. Pour la sauver, ils se lancent dans un pari fou : qualifier Sam aux Jeux Olympiques pour l’Algérie, le pays de son père. Au-delà de l’exploit sportif, ce défi improbable va pousser Sam à renouer avec une partie de ses racines.

Nous avions une envie toute spéciale de regarder ce film puisque mon amoureux est, comme le héros, franco-algérien. de plus, la bande-annonce m’avait beaucoup plu, me donnant l’impression que j’allais voir un film assez drôle. Finalement, c’est plus profond que ce à quoi je m’attendais, les seules vannes étant montrées dans la bande annonce. On sent que le film veut faire de l’humour, mais sans jamais y parvenir vraiment. Le scénario est en réalité vraiment centré sur la relation entre Samir et son père algérien, cette culture qu’il n’a jamais connue et comment il va devoir renouer avec s’il veut sauver sa société.

J’étais néanmoins un poil déçue vis-à-vis de la bande annonce dans la mesure où celle-ci laisse entendre que Samir est un novice complet en ski de fond, alors qu’en réalité c’est un sportif déjà accompli qui a déjà pratiqué ce sport. Son parcours n’en reste pas moins incroyable, mais j’ai l’impression qu’on m’a menti. Voilà pourquoi je n’aime  pas voir les bandes annonces, on risque souvent d’être déçu !

Le film est tiré d’une histoire vraie et est réalisé par le frère du véritable Samir (qui s’appelle en réalité  Noureddine), autant dire que le film doit collé de près aux faits réels. Le jeu d’acteurs est très bon, même si je n’ai pas vraiment cru à la romance entre Chiara Mastroianni  et Sami Bouajila. Mention spéciale au papa de Samir qui a été trouvé dans une association d’algériens de Grenoble. C’est lui qui m’aura fait ressentir le plus de choses !

En clair, un film sympathique mais on peut passer à côté sans souci.

Ma note : 3/5 


Desierto

Désert de Sonora, Sud de la Californie. Au cœur des étendues hostiles, emmené par un père de famille déterminé, un groupe de mexicains progresse vers la liberté. La chaleur, les serpents et l’immensité les épuisent et les accablent… Soudain des balles se mettent à siffler. On cherche à les abattre, un à un.

Je vous avoue, j’avais très envie de voir ce film pour… le chien. On ne se refait pas ! J’avais vu la bande annonce sans vraiment savoir à quoi m’attendre ni même quelle était l’histoire, je savais juste qu’il y avait un chien et que ça se passait dans le désert.

De très belles images

Dès le premier plan, un lever de soleil incroyable, j’ai été éblouie par la beauté de ce film. Une photo magnifique qui dure tous le film. J’ai beaucoup aimé la manière de filmer ce désert et on imagine bien à quel point il est hostile. D’ailleurs le tournage en a subi les conséquences : comédiens évanouis, animaux hostiles, problèmes de communication, tournage suspendu pendant 1 an à cause de la trop forte chaleur de l’été… puis des pluies diluviennes qui ont fait fleurir tout le désert

Et c’est à peu près tout ce que j’aurais à dire de bien sur ce film : c’est beau.

Un scénario qui tient sur 2 lignes

Le film démarre dans le vif du sujet, un camion de mexicains souhaitant traverser illégalement la frontière, parmi eux Moïse, interprété par Gael Garcia Bernal. C’est une course poursuite entre les mexicains et Sam, un loup solitaire américain accompagné de son berger malinois impitoyable qui défend son pays des intrusions à coup de fusil. ET C’EST TOUT. Un qui tire, les autres qui courent.
Si vous trouviez que Gravity avait un scénario un peu léger, là c’est pareil, mais dans le désert.

Au début, cette course poursuite est haletante, on se prend au jeu. Le décor est parfaitement exploité, donnant lieu à de nombreux rebondissements. Je restais bouche bée devant la puissance du chien et les efforts des mexicains pour essayer de s’en sortir vivants. Et puis… ça tourne un peu en rond.

Aucun contexte ni aucune profondeur

Le gros souci de ce film est qu’on ne s’attache jamais à ses personnages (sauf au chien en ce qui me concerne). Ils sont vides, on se sait quasiment rien d’eux et les rares dialogues du film censés leur donner de la profondeur et un certain intérêt aux yeux des spectateurs échouent lamentablement.
C’est le même soucis pour Sam, le méchant. A aucun moment on se connaît ses véritables motivations, on sait juste qu’il aime tuer du mexicain. C’est aussi pour ça que je trouve le chien intéressant, lui au moins on sait pourquoi il fait ce qu’il fait : parce que son maître lui demande.

Du coup on se dit « chouette un film sur les migrants qui va dénoncer plein de trucs » et puis finalement c’est creux. Ca tire, ça court. Fin de l’histoire.

Heureusement le film ne dure qu’1h30, pas vraiment le temps de s’ennuyer, juste une certaine lassitude au moment où les deux personnages principaux tournent autour du gros rocher (si vous l’avez vu vous voyer sûrement de quelle scène je parle).

La musique signée Woodkid n’apporte pas grand chose au film, en tout cas à part la musique du générique aucun n’a parqué mon esprit.  Finalement je suis sortie de ce film en lui donnant un 3,5/5, mais plus j’y pense et plus je me dis qu’il ne les vaut même pas…

Ma note : 3/5

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